Publications scientifiques

 Les écrits suivants ne représentent aucun avis ni recommandation scientifique ou vétérinaire émis par The Birman Resource. Cette rubrique se propose en effet de présenter, résumer ou traduire diverses publications de sources scientifiques et  vétérinaires extérieures concernant le Sacré de Birmanie - de façon plus ou moins spécifique. Elle vise à aider les éleveurs francophones à accéder à une littérature scientifique dont l'anglais est la langue de prédilection.

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Juillet 2016

Mucopolysaccharidosis VI in cats – clarification regarding genetic testing

Leslie A. Lyons, Robert A. Grahn, Francesca Genova, Michela Beccaglia, John J. Hopwood, and Maria Longeri

-> Clarification au sujet des symptômes et conséquences de la Mucopolysaccharidose de type VI (MPS VI) et des politiques de tests ADN à mener en conséquence. L'équipe de recherche à l'origine du test concerné indique que, sur un échantillon total de 2602 chats, la majorité des 435 chats porteurs et des 103 atteints de la forme modérée de la maladie étaient des Sacrés de Birmanie. Elle appelle cependant à une tolérance envers les Birmans atteints ou porteurs de la forme modérée, en mettant en garde contre la "faible diversité génétique" de la race, qui s'aggraverait si l'on venait à écarter de la reproduction l'ensemble desdits chats. Selon les chercheurs, bien que les éleveurs doivent avoir conscience de son existence, la mutation liée à la forme modérée, de nature discrète, ne présente de risque pour l'animal que lorsqu'elle est combinée à une autre mutation, et ne justifierait donc pas à elle seule de retirer un animal de la reproduction s'il semble en bonne santé générale.

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Mai 2016

Cardiomyopathy in Birman Cats, Royal Veterinary College, University of London

Prof. Virginia Luis Fuentes, Dr Lois Wilkie, Jose Novo Matos - Spécialistes en cardiologie féline

-> Recherche d'une mutation spécifique au Sacré de Birmanie responsable de l'hypertophie cardiomyopathique (HCM) sur la base de 18 gènes potentiels, après une campagne d'échographie ayant impliqué 69 chats. La majorité des sujets suivis ne présentaient pas de signes de la maladie. Quelques positifs ont cependant  été dépistés. Sont également étudiés trois autres types de cardiomyopathie ; DCM, RCM, ARVC.

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Janvier 2016

Le syndrome de nudité chez le Sacré de Birmanie, description et origine génétique, Université de médecine de Créteil

Charlotte Bineau, sous la direction du Dr Marie Abitbol

-> Thèse exposant l'origine du syndrome de nudité, se référant à de précédents travaux tels que ceux du Dr Abitbol. Ce papier conclue à une mutation propre au Sacré de Birmanie, survenue au sein même de son cheptel entre les années 20 et le milieu des années 1970. Sur 126 Birmans, 3.2% étaient porteurs de la mutation. Le document présente également quelques clichés rares.

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Avril 2013

Genetic susceptibility to feline infectious peritonitis in Birman cats

Lyudmila Golovko, Leslie A. Lyons, Hongwei Liu, Anne Sorensen, Suzanne Wehnert, and Niels C. Pedersen

-> Étude de potentiels facteurs génétiques contribuant au déclenchement de la péritonite infectieuse féline (PIF). L'équipe en charge de la recherche a sélectionné le Birman en raison de la "haute occurence de la PIF dans la race" et de sa "consanguinité considérable." Les échantillons ADN proviennent de 38 Birmans morts de la PIF et de 161 chats sains, d'origines américaines et danoises.

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Décembre 2007

The Ascent of Cat Breeds: Genetic Evaluations of Breeds

Monika J. Lipinski, Lutz Froenicke, Kathleen C. Baysac, Nicholas C. Billings,  Christian M. Leutenegger, Alon M. Levy, Maria Longeri, Tirri Niini, Haydar Ozpinar,  Margaret R. Slater,  Niels C. Pedersen, and Leslie A. Lyons

-> Cette étude de grande envergure s'est attelée à l'évaluation de la diversité génétique du chat de race. 555 chats  appartenant à 22 races ont fait partie du panel d'étude, dont 28 Sacrés de Birmanie. Sans surprise, le Birman est génétiquement fortement apparenté au Siamois et au Korat. Il appartient à ce titre à un groupe de races dont les origines remontent jusqu'en Asie. Malgré un apport régulier de sang Persan au cours de son histoire, la parenté établie par l'étude est faible.

De façon plus intéressante, l'étude confirme les soupçons quant à la diversité génétique du Sacré de Birmanie - la cinquième plus faible du panel considéré. Le Birman a une diversité génétique en-dessous de la moyenne, et un taux de consanguinité plus haut que la moyenne. L'hétérozygotie du Sacré de Birmanie est de 0,42, comparé à une moyenne toutes races confondues de 0,58. Sa richesse allélique moyenne est de 2,31, contre une moyenne de 2,74 toutes races confondues. À titre de comparaison, la race la mieux classée, le Sibérien, a une diversité allélique moyenne de 3.45.
Les races ayant eu les plus faibles résultats d'indice de diversité génétique observés sont, dans l'ordre croissant, le Singapura, le Burmese, le Havana Brown et le Sokoke. Le Birman s'intercale entre ces deux derniers.

Malgré la performance honorable du Korat (9e plus grande diversité), l'ensemble des races d'origines asiatiques est mal classé, contrairement au groupe "Europe de l'Ouest" qui place 7 races dans le top 10, Norvégien et Sibérien en tête. L'étude soutient l'hypothèse selon laquelle le foyer asiatique, bien qu'ancien et prolifique, a longtemps été isolé.

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